Lancement de la concertation avec les professionnels du transport et les représentants du monde économique sur la Zone à Faibles Emissions

Lancement de la concertation avec les professionnels du transport et les représentants du monde économique  sur la Zone à Faibles Emissions

David Kimelfeld, Président de la Métropole de Lyon a ouvert la concertation
avec les professionnels du transport et les représentants du monde
économique sur la mise en œuvre de la zone à faibles émissions, l’une des
actions clés du plan Oxygène de la Métropole de Lyon, visant à améliorer la
qualité de l’air sur le territoire.
Après une première réunion de présentation et d’échanges avec les élus de
la Métropole en date du 6 novembre, il s’agit de la deuxième étape du
processus de dialogue impulsé par la Métropole de Lyon. « Nous sommes
engagés dans une démarche de co-construction et de concertation, a insisté
David Kimelfeld, car si nous avons l’obligation de répondre à un véritable
enjeu de santé publique, il n’est pas question de déstabiliser les entreprises
du territoire et notamment les entreprises de transport directement
concernées par la prochaine mise en œuvre de cette zone à faibles
émissions. Pour nous, il s’agit de tenir de tenir les 2 bouts de la chaîne : ne
pas faillir dans la mise en application de la ZFE car les enjeux sont trop
importants, nous n’avons pas le droit d’échouer contre la pollution de l’air ;
mais surtout ne pas agir sans, et encore moins contre, les professionnels
concernés qui seront des partenaires incontournables dans la mise en
application de cette politique au service de la qualité de vie de nos
concitoyens et de l’attractivité de notre agglomération»
La pollution de l’air est la 1ère

préoccupation environnementale des Français
et, au niveau de la métropole lyonnaise, deux polluants posent problème :
– Les dioxydes d’azote : 47 700 habitants ont été exposés à des
valeurs supérieures au seuil réglementaire en 2016
– Les particules fines : si 100% de la population de la Métropole est
bien sous le seuil réglementaire français, 93% de la population de
l’agglomération est exposée à une moyenne annuelle supérieure au
seuil fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Pour Marie-Blanche Personnaz, directrice d’ATMO Rhône-Alpes, « Il est
important de continuer à agir pour la qualité de l’air dans la Métropole de
Lyon. Il s’agit bien entendu d’un enjeu majeur de santé publique, mais
également d’un enjeu économique et d’attractivité ; il faut savoir par exemple
que la pollution de l’air coûte à la collectivité 460 € par habitant et par an.
Par ailleurs, il est de plus en plus urgent de se mettre en conformité avec la
réglementation européenne sous peine d’une condamnation dont une partie
devrait être réglée par la Métropole de Lyon. »

Afin d’améliorer la qualité de l’air, la Métropole de Lyon a déjà mis en
œuvre de nombreuses actions complémentaires :
• 1 Md€ d’investissement dans l’offre de transports en commun pour 2015-
2020
• Extension du réseau de voies cyclables (770 km aujourd’hui, 1 000 km en
2020)
• Développement de l’offre d’autopartage avec Bluely et Citiz LPA et
incitation au covoiturage avec la plateforme
www.covoituragegrandlyon.com
• Doublement des zones de circulation apaisée d’ici 2020
• Déclassement de l’A6/A7 entre Limonest-Dardilly au nord et Pierre-Bénite
au sud
• Aides à la rénovation thermique des logements grâce à la plateforme
ECORENO’V (3 000 logements rénovés, 7 Millions d’euros investis par
la Métropole)
• Développement du réseau de chaleur urbain (en 2017 : 70 000 logements
raccordés et de la chaleur provenant à 57% d’énergie renouvelable et
de récupération ; objectif 2030 : doublement des logements desservis
et 65 % d’énergie renouvelable)
• Mise en place de la prime air-bois pour le remplacement des chauffages
au bois individuels non performants (une prime de 500 € à 1 000 €
pour remplacer son chauffage ; objectif 2020 : 3 200 appareils
remplacés)

La ZFE vient en complément des actions déjà engagées afin de
protéger les populations les plus exposées aux particules fines et au
dioxyde de carbone.
• La ZFE sera un périmètre à l’accès interdit aux véhicules les plus
polluants.
• Pour distinguer les niveaux de pollution des véhicules, la Métropole
s’appuiera sur les vignettes CRIT’AIR instituées par l’État ;
• Les véhicules concernés seront les Poids Lourds et les Véhicules
Utilitaires Légers, qui représentent aujourd’hui 25 % des kilomètres
parcourus sur notre territoire, mais sont responsables de 60 % des
émissions de dioxyde d’azote.
La concertation initiée avec les professionnels du transport et les
représentants du monde économique d’une part, et avec les élus d’autre
part, permettra d’affiner de manière collective, le périmètre précis de la ZFE,
la progressivité de l’interdiction d’accès à la ZFE, les dérogations
envisageables, ainsi que les mesures d’accompagnement à mettre en place
pour aider les professionnels concernés par cette mesure.

Le calendrier de la concertation et de la mise en œuvre :
• De décembre 2017 à mars 2018 avec les territoires et les professionnels
• Mars 2018, bilan de la concertation
• Avril à juin 2018, consultation réglementaire
Pour Thierry Philip, Vice-président de la Métropole de Lyon en charge de
l’environnement, de la santé et du bien-être dans la ville, « avec la ZFE,
notre objectif est de diminuer par deux le nombre de personnes exposées à
un excès de dioxyde d’azote et de ramener l’ensemble de la population sous
les seuils réglementaires et sanitaires d’exposition d’ici 2030. »

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