Opération « Chefs Solidaires » pour la lutte contre le virus du sida.

Opération « Chefs Solidaires » pour la lutte contre le virus du sida.

Initiée en 2009 par Line Renaud, vice- présidente de Sidaction, l’opération « Chefs Solidaires » a lieu cette année du samedi 24 novembre au samedi 1er décembre, journée mondiale de la lutte contre le sida. L’occasion pour tous les professionnels des métiers de bouche de soutenir Sidaction et la lutte contre le virus du sida.

Le concept est simple. Chaque participant peut mettre en place l’action de son choix pendant un ou plusieurs jours : la vente d’un produit spécial, la conception d’un menu spécifique, la mise en place d’un événement exceptionnel, le partage d’une partie des recettes, etc. Cette mobilisation, qui aboutit à un don et donne lieu à une déduction fiscale, va permettre de financer les actions de Sidaction tout au long de l’année.

Depuis la précédente édition, Sidaction souhaite mettre l’accent sur la mobilisation des lycées et des CFA hôteliers, afin de sensibiliser les jeunes face au faible niveau d’information sur le VIH/sida. Lors de l’édition 2017, près de 30 établissements scolaires avaient accepté de participer avec leurs élèves.

Cette opération permet donc de mettre en avant l’union des professionnels des métiers de bouche et de sensibiliser un large public à la question du VIH/sida.

« C’est une semaine de mobilisation unique pour aider à combattre le virus. Les professionnels et futurs professionnels des métiers de bouche donnent une dimension nouvelle à la lutte contre le sida. »

Line Renaud.

PAR EXEMPLE :

  • Un restaurant peut reverser sous forme de don 10 % du chiffre d’affaires d’une journée à Sidaction. Il réalise 2 000 de recettes durant cette journée. Il reverse 200 à Sidaction. Après déduction fiscale, le don s’élève à 80 €.
  • Un pâtissier décide de créer une tarte spéciale. Tous les bénéfices issus de la vente de cette tarte sont reversés à Sidaction.

MOBILISONS-NOUS POUR LA LUTTE CONTRE LE SIDA

MOBILISONS-NOUS POUR LA LUTTE CONTRE LE SIDA

LES CHIFFRES DU VIH: Données épidémiologiques 2017

EN FRANCE • 150 000 PERSONNES vivent avec le VIH

  • 25 000 PERSONNES ignorent qu’elles sont séropositives
  • 6 000 PERSONNES ont découvert leur séropositivité VIH

– dont 31 % sont des femmes – dont 11 % concernent les jeunes de – de 25 ans – dont 20 % concernent les + de 50 ans

DANS LE MONDE • 36,9 MILLIONS DE PERSONNES vivent avec le VIH

– dont 35,1 MILLIONS d’adultes

– dont 1,8 MILLION d’enfants de – de 15 ans

– Près DE 30 % DES PERSONNES porteuses du virus le seraient sans le savoir.

NOUVEAUTES 2018

  • Marie Sauce-Bourreau, présidente des Toques Françaises et présidente fondatrice de la Cuillère d’Or, est co-ambassadrice de l’édition 2018 aux côtés de Guillaume Gomez, président des Cuisiniers de la République Française, co-président d’Euro-Toques France et ambassadeur de l’opération depuis deux ans.
  • Afin de sensibiliser davantage les réseaux étudiants et les lycées hôteliers, l’opération change de date et inclut la date du 1er décembre – journée mondiale de lutte contre le sida.
  • Un nouveau partenaire pour la dixième édition de l’opération : « La Cuillère d’Or », association et concours gastronomiques 100 % féminin.

SIDACTION ET LE SOUTIEN AUX PROGRAMMES ALIMENTAIRES

Une alimentation saine et équilibrée est primordiale pour les personnes vivant avec le VIH, afin de limiter l’impact immunitaire du virus : compenser les pertes énergétiques dues à l’infection, maintenir

les organes en bon état, etc. Ainsi, l’accès à des repas ou la prise en compte des problèmes nutritionnels spécifiques, comme l’allaitement maternel de la mère à l’enfant (un des modes de transmission du virus), sont essentiels.

Sidaction soutient, en France et à l’international, des programmes alimentaires pour les personnes en grande précarité vivant avec le VIH.

Quelques exemples de programmes soutenus

EN FRANCE

Sidaction soutient des associations comme IKAMBERE, qui vient en aide à des femmes vulnérables vivant avec le VIH. L’objectif de cette structure est d’offrir un lieu d’accueil et d’accompagnement pour rompre avec la honte et l’isolement provoqués par la maladie et la précarité. Trente à quarante femmes sont accueillies chaque jour et plus de 7 500 repas sont distribués chaque année.

Sidaction soutient également BASILIADE, qui accueille et accompagne des personnes précaires vivant avec le VIH dans les espaces d’accueil ouverts à Paris et à Lyon. Les volontaires reçoivent, cinq soirs par semaine, les bénéficiaires de l’association pour des repas.

Durant la semaine « Chefs Solidaires », Sidaction organise un déjeuner à IKAMBERE pour les femmes de l’association. Des cheffes de la Cuillère d’Or – association et concours gastronomiques 100 % féminin – viendront préparer le repas et partager un moment convivial avec les femmes de l’association. Les femmes pour les femmes !

A L’INTERNATIONAL

Sidaction accompagne aussi de nombreuses associations à l’international : REVS+ au Burkina Faso, ANSS au Burundi, ASU au Congo, CSAS en Côte d’Ivoire…

Ces dernières mettent en place des activités afin de subvenir aux besoins des personnes les plus démunies :

  • La mise à disposition de compléments nutritionnels, tels que le lait maternisé ou les farines enrichies,
  • L’achat et la distribution de vivres (céréales, légumineuses, huile, lait, etc.),
  • Des repas communautaires cuisinés au sein de l’association avec les bénéficiaires et partagés en groupe,
  • Des ateliers culinaires : animés par des professionnels, ils consistent à organiser une démonstration de préparation d’un repas, afin d’apporter des informations sur les aliments. Ils visent à montrer qu’il est possible de s’alimenter « correctement » avec « peu » de moyens.

LES CHEFS SOLIDAIRES ET LES JEUNES

Le visage de l’épidémie a changé depuis les années 1980, époque à laquelle à laquelle la trithérapie n’existait notamment pas encore. D’immenses avancées pour la lutte contre le virus du sida et les personnes vivant avec le VIH ont été accomplies : découverte des trithérapies, progrès de la recherche, diversité des moyens et des outils de protection, etc.

Malgré tout, le manque de connaissances et le sentiment d’invincibilité face aux risques liés au virus persistent, en particulier chez les jeunes. À titre d’exemples :

  • 19 % des jeunes estiment que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission de virus (soit + 9 points par rapport à 2015)
  • 14 % des jeunes de moins de 25 ans admettent avoir été exposés au moins une fois à un risque d’être contaminé par le VIH/sida

Malgré les solutions qui existent pour la maîtriser, l’épidémie ne recule pas.

INFORMATION, PRÉVENTION ET SENSIBILISATION, DES CLÉS POUR LUTTER CONTRE LE VIH

« Aujourd’hui, il est important de continuer à parler du sida, afin de ne pas le banaliser. Le nombre de nouvelles infections chez les 15-24 ans a augmenté de 24 % depuis 2007. Il est primordial d’informer les jeunes sur les différents modes de protection et faire passer les bons messages pour lutter contre les discriminations. Sans quoi, les idées fausses et le manque de connaissances persisteront. »

Florence Thune, directrice générale de Sidaction.

Sans la mobilisation de tous, le nombre d’infections ne baissera pas. En 2016, sur l’ensemble des nouvelles découvertes de séropositivité chez les HSH – hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes -, 1 sur 6 concernait des jeunes de moins de 25 ans. Il est nécessaire de développer l’éducation à la santé sexuelle au sein des écoles, afin de doter les jeunes de connaissances : informer, sensibiliser et protéger pour diffuser les messages clés et stopper la stigmatisation subie encore trop souvent par les personnes vivant avec le VIH.

Sidaction déplore en ce sens le manque de campagnes à destination des jeunes dans les réseaux éducatifs et de santé.

« L’opération permet de sensibiliser les jeunes à la question du VIH/sida, mais la mobilisation des lycées et CFA hôteliers reste faible. Le chemin est encore long avant de pouvoir toucher tous les lycées. » conclut Florence Thune.

LES DIFFÉRENTS MODES DE PROTECTION

Plusieurs moyens sont mis à disposition pour enrayer l’épidémie. Différents modes de protection existent : la PrEP, le préservatif, le TASP, etc. A chacun de trouver celui qui lui convient.

Connaître son statut remplit un rôle majeur dans le contrôle de l’épidémie en France, comme à l’international. Le seul moyen pour cela est le dépistage. En effet, plus tôt la personne connait son statut, plus vite elle peut être prise en charge et mise sous traitement. Le traitement a pour effet de diminuer fortement la présence du virus dans le sang, ce qui est un bénéfice pour la santé de la personne.

De plus, la preuve scientifique a été apportée qu’une personne séropositive sous traitement efficace (avec une charge virale indétectable) ne transmet pas le VIH. À un vrai bénéfice individuel, s’ajoute ainsi un bénéfice collectif évident.

Promouvoir le dépistage, c’est se donner les moyens de mieux lutter contre le VIH/sida.

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