Scandale PermiGo 2 : J’ai décidé d’interpeller le ministre de l’Economie

Scandale PermiGo 2 : J’ai décidé d’interpeller le ministre de l’Economie

Scandale PermiGo 2 : « J’ai décidé d’interpeller le ministre de l’Economie »
Par Pascal Blache Maire du 6e arrondissement de Lyon, Conseiller de la Métropole de Lyon

Ces derniers jours, j’ai été sollicité à plusieurs reprises par des élèves ayant contracté avec l’entreprise nationale de conduite PermiGo. Pour la ville de Lyon, cette agence auto-école est située dans le 6e arrondissement, dont je suis le maire.

Cette société à bas coût, qui propose des forfaits conduite sur la base de 690 €, attire beaucoup de clients avec des revenus très modestes, dont une majorité d’étudiants ou de personnes à la recherche d’un emploi.
La société PermiGo 1, a été liquidée au début de l’année 2017, car son modèle économique n’était pas viable. Une fois la TVA reversée, comment peut-on en effet imaginer de proposer 20 heures de conduite moyennant 550 € ?

La société Arcan a racheté, en 2017, cette société, s’engageant à ce que les élèves « bénéficient de la formation déjà payée ». Un argument qui, à la barre du Tribunal de Commerce de Lyon, a sans conteste pesé dans la balance face à ses concurrents.

Depuis début 2018, ces mêmes élèves (près d’un millier à Lyon et des dizaines de milliers dans toute la France), se voient refuser cette formation et sont appelés à payer de nouveau, car selon PermiGo version 2 ils n’ont « plus la possibilité de continuer à délivrer des heures gratuites ». L’accès des élèves à la plate-forme PermiGo a été coupé : ils ont obligation de se déplacer et signer un nouveau contrat, alors que la majorité d’entre eux n’a aucune marge financière !

Malgré la multiplication de leurs démarches, et ce depuis plusieurs mois, les milliers de victimes n’arrivent pas à se faire entendre par les autorités, ni même par les associations de défense de consommateurs. J’ai donc décidé d’interpeller directement Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, afin qu’il accepte de recevoir une délégation de victimes, pour tenter de trouver rapidement une solution. Je souhaite également interpeller le ministre, pour que l’Etat encadre mieux ces start-up qui se multiplient et proposent monts et merveilles à moindre coût, sans modèle économique viable.
Si les victimes me le demandent, je les accompagnerais au Ministère pour plaider leur cause.

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