SYNERGIES-AVENIR REJOINT DANS SA DÉNONCIATION DU MODÈLE LYONNAIS MÉTROPOLITAIN

SYNERGIES-AVENIR REJOINT DANS SA DÉNONCIATION DU MODÈLE LYONNAIS MÉTROPOLITAIN

SYNERGIES-AVENIR REJOINT DANS SA DÉNONCIATION

DU MODÈLE LYONNAIS MÉTROPOLITAIN

Par Marc GRIVEL

Président du groupe Synergies-Avenir

1er vice-président de la métropole de Lyon

Les 30 élus du groupe Synergies-Avenir, représentant 29 des 59 communes de la métropole de Lyon dénoncent depuis plus de 4 ans « le modèle métropolitain lyonnais » comme un déni démocratique, une atteinte envers les communes qui ont bâti la métropole et contribué à sa richesse et son rayonnement.

Ce «modèlelyonnais» érigé par la loi MAPTAM en 2014 est désormais promu par le Gouvernement. Deux rencontres, le 08 août et le 1er octobre 2018 ont été organisées avec 5 présidents de métropoles (Métropole européenne de Lille, Bordeaux Métropole, Toulouse Métropole, Nantes Métropole et Métropole Nice-Côte d’Azur) sous la présidence d’Emmanuel Macron, sans les représentants des départements concernés, ni la nouvelle présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, ni même le président de la métropole de Lyon, pourtant citée en exemple. L’objectif : renforcer certaines métropoles et les engager dans un processus comparable à celui qui a créé la métropole de Lyon, au statut si particulier.

Ce « modèle » n’en est pas un, puisque son nouveau mode électoral appliqué en 2020 expulsera et exclura les communes qui la composent d’un pouvoir délibératif pour présider à la destinée de ses territoires.

Ce point est un des réels facteurs de réticence pour d’autres métropoles qui ont manifesté leur frilosité face à un tel dispositif. La métropole d’Aix-Marseille-Provence a rejeté ce suffrage en raison de la non-représentation des communes. Autre réserve, la fusion de compétences élargies est un frein à l’agilité dont les métropoles doivent faire preuve pour être puissantes, voire même un facteur d’inertie, comme l’a souligné Johanna Rolland présidente de Nantes métropole et maire de Nantes qui a quitté le cercle des discussions. Elle dénonçait « un modèle basé sur la concentration ».

Enfin, plusieurs voix issues des départements dont celle de Georges Méric, Jean-René Lecerf et d’autres présidents de conseils départementaux s’élèvent pour affirmer leur refus du modèle lyonnais et évoquent, dans un courrier adressé au président de la République le 10 septembre dernier, « le risque irrévocable d’accentuer davantage les fractures territoriales qui affaiblissent notre pays, fragilisent le tissu social et alimentent la montée des extrêmes ». « La métropolisation à la lyonnaise est même un contre-exemple né de la convergence circonstancielle de ces deux instigateurs … qui ne peut être imposée ailleurs ».

Des déclarations et positions que nous saluons.

En l’état, nous constatons in vivo que ce « dispositif » métropolitain lyonnais conduit à une gouvernance plus centralisatrice et technocratique, éloignée des territoires par une politisation au détriment de la représentation légitime des communes.

Or, des voix commencent à s’exprimer à l’aune du recul acquis. Un article rédigé par deux éminents géographes de l’Institut d’urbanisme de Paris, intitulé «Non la métropole de Lyon n’est pas un modèle à suivre ».html et paru dans La Tribune ce 11 octobre, qualifie ce « modèle de peu recommandable », issu d’un « arrangement interpersonnel de deux barons locaux». «Voilà qui parle davantage de la formation de la France du XIe siècle que du fonctionnement démocratique du XXIe siècle » estiment les auteurs. « Comme la Nouvelle-Calédonie ou la Corse, la métropole de Lyon a droit à son propre article dans la Constitution française : est-ce ainsi que la loi fondamentale de la République doit évoluer, d’exception en exception ? » interrogent les deux géographes.

Et d’ajouter que « … La métropole de Lyon a gagné des compétences d’action sociale qu’elle aurait pu négocier avec le Département comme la loi le permet ». Et enfin que « … L’accorder (le suffrage universel direct pour 2020 Ndlr) par exception à quelques métropoles en France, c’est signifier à toutes les autres intercommunalités dont paris et Marseille qu’elles ne seront pas prêtes d’être reconnues politiquement ».

Cette tribune expose clairement les dangers que représente le dispositif lyonnais s’il servait de modèle aux autres métropoles. Il créerait de réels clivages et fractures dans les territoires français et un éloignement des citoyens de leurs représentants légitimes, loin des fondements de notre République.

GROUPE SYNERGIES-AVENIR Métropole de Lyon

Albigny-sur-Saône Cailloux-sur-Fontaines Charbonnières-les-Bains Champagne-au-Mont-d’Or Collonges-au-Mont-d’Or Couzon-au-Mont-d’Or Craponne Curis-au-Mont-d’Or Dardilly Fleurieu-sur-Saône Fontaines-Saint-Martin Fontaines-sur-Saône Genay La-Tour-de-Salvagny Limonest Lissieu Marcy-L’Étoile Montanay Neuville-sur-Saône Poleymieux-au-Mont-d’Or Quincieux Rochetaillée-sur-Saône Saint-Cyr-au-Mont-d’Or Saint-Didier-au-Mont-d’Or Saint-Fons Saint-Genis-les-OllièresSaint-Germain-au-Mont-d’OrSaint-Romain-au-Mont-d’OrSathonay-Camp

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